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Géopolitique du sionisme: stratégies d'Israël
In: Perspectives géopolitiques
LE SIONISME, UN NATIONALISME ATYPIQUE. - Les Juifs dans le monde au terme du XIXe siècle. - Le sionisme, un nationalisme très particulier. - De puissants adversaires du sionisme. - Un rapport à l'usage de la force nouveau et complexe. - PENSER LA GUERRE. - Adversaires et ennemis. - La hantise de la guerre civile. - Mener la guerre. - Exprimer la guerre. - ASSUMER LA PUISSANCE ?. - Par pragmatisme. - Par rapport, complaisance ou idéal. - Les limites internes de la puissance. - Être puissant et se croire en sursis permanent. - PENSER L'ESPACE. - Grands espaces transfrontaliers. - Espaces utiles, espaces hostiles. - Maîtriser la géographie du Yishouv de Palestine. - Espaces sacrés, espaces nommés
World Affairs Online
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La grande alliance: de la Tchétchénie à l'Irak ; un nouvel ordre mondial
In: Essais
La géopolitique des mers à l'honneur
In: Revue défense nationale, Band 868, Heft 3, S. 55-56
ISSN: 2117-5969
Israël face à la guerre en Ukraine, ou l'impossible équilibre
In: Hérodote: revue de géographie et de géopolitique, Band 190-191, Heft 3, S. 191-200
ISSN: 1776-2987
Israël ne pouvait en aucun cas demeurer neutre dans la guerre russe en Ukraine. Pourtant, pour le gouvernement Bennet/Lapid, le dilemme était difficile à trancher : d'une part l'opinion – surtout chez les nombreux russophones du pays – n'était pas massivement en faveur d'une Ukraine au passé antisémite, d'autre part, il s'agissait de ne pas froisser Vladimir Poutine, maître de l'espace aérien syrien en pleine pénétration iranienne face au Golan. Mais la nouvelle coalition Netanyahou en place depuis décembre 2022, a décidé d'obtempérer pour partie au moins aux exigences de l'Occident (notamment en termes de ventes de systèmes de détection), les États-Unis et l'UE représentant presque les trois quarts des importations de l'État hébreu et la quasi-totalité des investissements en son sein. Cela dit, les pressions occidentales n'expliquent pas tout ; en contrepartie de son positionnement pro-ukrainien, le nationaliste Netanyahou a demandé et obtenu une grande réserve et l'absence de pressions sur le dossier palestinien... Sollicité pour ces capacités techniques militaires, mais politiquement incapable de résister aux pressions de ses soutiens, Israël démontre tout à la fois sa force et sa faiblesse.
De Trump à Biden : constantes et changements au Moyen-Orient
In: L' ENA hors les murs, Band 504, Heft 3, S. 28-30
ISSN: 1956-922X
L' aliya : condition première et quintessence de la nation israélienne
In: Hérodote: revue de géographie et de géopolitique, Band 174, Heft 3, S. 159-175
ISSN: 1776-2987
Depuis la première aliya de 1881-1882, plus de trois millions de Juifs ont rejoint le foyer national, le Yishouv , puis l'État d'Israël souverain. Mais l'immigration juive vers l'espace biblique d' Eretz Israël ne procède pas seulement d'un phénomène démographique ou social, constituant bien davantage encore la centralité du projet de construction de la nation juive, le sionisme. À telle enseigne que des budgets faramineux ainsi que des postures diplomatiques furent toujours sacrifiés à l' aliya , y compris quand les nouveaux arrivants, les olim , ne correspondaient plus au profil idéalisé des premiers temps du sionisme, ashkénaze, laïc et travailliste. Deux aliyot massives, celle des Marocains très conservateurs et mal accueillis par l'élite ashkénaze, puis celle des Russes anticommunistes, ont fait durablement évoluer le curseur politique israélien vers la droite. À court terme, le solde migratoire positif conjugué à une natalité forte propulsera Israël comme foyer de la majorité absolue des Juifs du monde.
Israël et Iran : les faux ennemis ?
In: Hérodote: revue de géographie et de géopolitique, Band 169, Heft 2, S. 41-53
ISSN: 1776-2987
En février 2018, les graves incidents militaires qui se sont produits au sud-est de la Syrie et dans l'espace du plateau du Golan contrôlé par Israël ont renforcé le sentiment commun qu'après des décennies de rivalité contenue et indirecte l'État juif et la République islamique d'Iran s'approchaient cette fois sérieusement d'une guerre frontale. Or, en observant minutieusement la nature et les réalités de leur antagonisme depuis l'avènement du régime khomeiniste à Téhéran en 1979 d'une part, et les intérêts bien compris des deux pouvoirs au Moyen-Orient – y compris face à leurs opinions publiques respectives – d'autre part, on peut raisonnablement douter de leur volonté réelle d'entrer en conflit. Du reste, même les représentations croisées des opinions publiques israélienne et iranienne ne traduisent pas d'hostilité profonde sur des temps longs braudéliens, bien au contraire : elles perçoivent respectivement le monde arabe comme un adversaire, voire un adversaire... commun.
Quand les sionistes puis les Israéliens pensent les Arabes
In: Hérodote: revue de géographie et de géopolitique, Band 160-161, Heft 1, S. 301-318
ISSN: 1776-2987
Du fait d'un conflit presque séculaire entre Israël et, avant lui, le mouvement sioniste, d'une part, les groupes et États arabes proche-orientaux d'autre part, on a trop tendance à croire que le rapport des premiers aux seconds a toujours incarné une hostilité totale et irréductible. Or, à ses débuts, le nationalisme juif, à la fois est-européen, non militariste, laïc et progressiste, ignorait tout des cultures et aspirations arabes ainsi que de l'islam, en Palestine ottomane comme ailleurs. Les premiers heurts des années 1920-1930, puis les guerres de haute intensité des décennies suivantes orienteront les représentations israéliennes vers plus d'hostilité. Pourtant, elles seront plurielles, traduisant la diversité du « camp » arabe ; druzes, maronites du Liban et bédouins du Néguev et de Galilée seront perçus différemment des Arabes musulmans majoritaires, puis, suite aux accords de paix avec l'Égypte, la Jordanie et dans une moindre mesure l'Autorité palestinienne, le « complexe de Massada » de l'isolement total et définitif s'atténuera plus ou moins. Depuis quelques années, la perception de l'adversaire arabe s'est muée en adversaire musulman, évolution essentialiste et religieuse s'inscrivant tout à fait dans celle de la région tout entière.
Causes, déroulement et conséquences de la rupture israélo-turque
In: Hérodote: revue de géographie et de géopolitique, Band 148, Heft 1, S. 68-82
ISSN: 1776-2987
À partir de 1996, Israël et la Turquie avaient constitué un partenariat stratégique. Mais, durant la décennie passée, Ankara a considérablement refroidi la relation bilatérale pour plusieurs raisons géopolitiques, dont sa volonté de créer une vaste zone d'influence islamique dans le monde arabe et le Moyen-Orient. Cette politique passait notamment par une relation sécuritaire et militaire privilégiée avec la Syrie, ennemi traditionnel d'Israël. Or la répression féroce du régime de Bachar al-Assad a ruiné pour beaucoup l'objectif turc. En 2013, la question se pose : le divorce voulu par le gouvernement turc vis-à-vis d'Israël aura-t-il été géopolitiquement intéressant ?